November 26, 2006 |
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| Meurtre d'un diplomate français de l'UE à Abidjan |
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| BBC Afrique, Londres |
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| Un diplomate français travaillant pour l'Union Européenne (UE) a été tué dans la nuit de mardi à mercredi à son domicile d'Abidjan, a-t-on appris mercredi auprès de l'UE et de sources diplomatiques à Abidjan. |
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Lucien Houédanou, porte-parole de la délégation de l'UE à Abidjan, a confirmé à l'AFP le décès de son collègue à son domicile. A Paris, le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a souhaité mercredi "que toute la lumière soit faite" sur le meurtre du ressortissant français à Abidjan qu'il a qualifié dans une déclaration d' "horrible assassinat". "Nous sommes en contact avec la Commission (Européenne) et bien évidemment avec les autorités ivoiriennes", a-t-il ajouté, sans autre précision. Arrivé à Abidjan vers 2002-2003, Michel Niaucel, un ancien commandant de gendarmerie de 53 ans, était chargé de l'évaluation des risques et de la gestion des contrats de sécurité pour l'UE en Côte d'Ivoire, et travaillait également sur les autres pays de la sous-région. Bien connu des compagnies de sécurité locales, il est décrit par ceux qui l'ont fréquenté comme un homme "équilibré, bien intégré, bien informé et ayant de bonnes relations avec les milieux sécuritaires ivoiriens et étrangers". M. Niaucel a été tué par balles à son domicile, situé dans une résidence de l'UE au Plateau, le quartier des affaires d'Abidjan, dans des circonstances qui restaient obscures mercredi matin, selon ces mêmes sources. Aucune piste n'était écartée mercredi matin, selon plusieurs diplomates. L'épouse et la fille de M. Niaucel, âgée de 13 ans, étaient présentes sur les lieux au moment des faits. M. Niaucel a été tué avant 03H00 du matin (locales et GMT) "avec sa propre arme de service" et "sans intrusion extérieure", selon ces sources qui "excluent a priori la thèse du suicide". L'épouse française de M. Niaucel était mercredi matin en garde à vue, où elle aurait confirmé ces informations à la police judiciaire abidjanaise, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Les violences politiques ciblées contre des diplomates ou ressortissants occidentaux s'étaient faites très rares ces derniers mois à Abidjan, dans un contexte politico-diplomatique relativement apaisé, marqué par le début d'un "dialogue direct" entre le camp du président Laurent Gbagbo et la rébellion des Forces nouvelles (FN) qui contrôle la moitié nord du pays depuis septembre 2002. Les étrangers ont cependant été pris pour cible à plusieurs reprises ces dernières années à Abidjan à la suite de la tentative de coup d'Etat des FN contre M.Gbagbo en septembre 2002. La France est depuis régulièrement accusée par les partisans du président de soutenir la rébellion. Les relations franco-ivoiriennes étaient devenues glaciales à partir de novembre 2004, lorsqu'un bombardement de l'aviation ivoirienne a tué neuf soldats français à Bouaké (centre). En représailles, l'armée française avait détruit l'aviation ivoirienne, provoquant une série de violentes manifestations anti-françaises menées par les «jeunes patriotes » partisans du Président Gbagbo à Abidjan ainsi que des affrontements meurtriers entre soldats français et manifestants ivoiriens. Près de 8.000 expatriés français avaient alors été évacués en catastrophe par l'armée française et rapatriés en France. Environ 3.000 civils français (hors bi-nationaux) vivent encore aujourd'hui à Abidjan, contre 50.000 dans les années 1980. L'armée française, par l'intermédiaire de sa force Licorne, compte de son côté quelque 3.500 soldats, chargés de faire respecter le cessez-le-feu entre les FN et le camp présidentiel, qui contrôle toujours le sud du pays. |
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| Laurent Gbagbo décide - Plus de Conseil des ministres avec Banny comme Premier ministre |
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| lundi 8 janvier 2007 - Par Nord-Sud |
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| Le chef de l'Etat a décidé de ne plus présider de Conseil des ministres tant que Banny conservera son poste de Premier ministre. Les chancelleries occidentales très au faît des rapports exécrables entre les deux hommes, ont décidé de prêter une oreille attentive au dialogue direct Gbagbo-Soro Le « Bannyland » perd du terrain. Le chef de l'Etat a décidé cette fois de régler directement ses comptes à son Premier ministre, avec qui il s'affronte depuis plusieurs semaines sur l'application de la résolution 1721 des Nations Unies et sur la réinstallation de Marcel Gossio, Djédji Amondji et Gnamien Konan à leurs postes respectifs. Ces dirigeants d'entreprises publiques avaient été suspendus à la suite du rapport de la commission d'enquête sur les déchets toxiques. Laurent Gbagbo a décidé qu'il ne présiderait plus aucun Conseil des ministres tant que Charles Konan Banny conservera son fauteuil de Premier ministre. Il s'est donc tourné vers d'autres fers déjà au feu pour assommer son ex-partenaire du tandem. Depuis le 1er novembre, date du vote de la 1721, le chef de l'état s'est retiré dans ses quartiers, refusant de présider le Conseil des ministres. Du coup Banny se retrouve isolé, cantonné à présider seulement le Conseil de gouvernement. Pour Gbagbo, Banny n'est plus un interlocuteur crédible d'où son appel au dialogue direct lancé aux Forces nouvelles. Cette proposition à l'étude au niveau des FN intéresse les chancelleries occidentales, conscientes de la dégradation des relations entre les deux hommes et des conséquences d'un tel blocage sur le processus de paix. Elles ont depuis lors dressé une oreille attentive au moindre bruit du pavé jeté dans la mare ivoirienne par le chef de la refondation. «Je demande encore une fois ce soir à ceux qui ont pris les armes de les déposer, de venir au dialogue», réitérait –il le 31 décembre lors de son message à la nation. Le Premier ministre royalement ignoré dans ce discours de nouvel an, devra affronter cette mise à l'écart lors des nouvelles discussions à s'ouvrir sur le processus de paix et sa gestion. Vendredi, Konaté Sidiki, le porte-parole des Forces nouvelles, a confirmé l'invitation des ex-rebelles aux leaders politiques pour une concertation en milieu de semaine, à Bouaké, sur la mise en place d'une plate-forme commune de principes et d'action de l'opposition. La marge de manœuvre de Charles Konan Banny se réduit comme peau de chagrin. Assoumane Bamba |
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Laurent Gbagbo veut "dialoguer" avec la rébellion ivoirienne |
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Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d'Ivoire Le 2 novembre dernier j'ai dit qu'au-delà de toutes les résolutions adoptées sur la Côte d'Ivoire, c'est à nous, Ivoiriens, qu'il revenait de sortir notre pays de la crise... Et j'avais promis de tracer avec vous un cadre de règlement de la crise ivoirienne. Pendant deux semaines, du 07 au 21 novembre, vous m'avez fait des propositions. Je voudrais profiter de mon propos de ce jour pour remercier l'ensemble du corps diplomatique accrédité en Côte d'Ivoire. Je remercie toutes les organisations de la société civile ivoirienne, les confessions religieuses, les chefs traditionnels, les dix neuf régions de notre pays et les communautés étrangères vivant en Côte d'ivoire, qui sont venus au Palais de la présidence de la République pour s'exprimer sur la crise et faire leurs propositions. Le secrétariat chargé de faire le point de ces rencontres a enregistré 75 discours et 202 textes, sous forme de contributions collectives ou individuelles. Soit au total 277 documents recueillis, contenant 1 478 propositions. Ces propositions concernent le Désarmement, le Gouvernement, les relations extérieures de la Côte d'Ivoire, le processus électoral, l'appropriation du processus de paix par les Ivoiriens, la Réunification du pays, le redéploiement de l'administration et bien d'autres propositions se rapportant notamment à la reconstruction de la Côte d'Ivoire. Je vous ai écoutés. Le plan que je propose aujourd'hui résulte de ces concertations. Mais il résulte aussi de mon expérience personnelle de ces quatre dernières années de crise. Vos préoccupations sont toutes légitimes. Je les partage entièrement. Les propositions qu'elles contiennent constitueront désormais l'horizon de nos réflexions et de notre action, y compris la nécessité de la formation d'un nouveau gouvernement, pour mener à bien les affaires de l'Etat. Mais dans un Etat en crise, il n'est pas bon de faire tout en même temps. Nous allons faire aujourd'hui, ce qu'il faut faire maintenant pour avancer, pour la paix, pour la réunification du pays et pour les élections. C'est l'objet de mon message. J'invite chacun de nous, à prendre conscience de la situation de notre pays. J'invite chacun à l'ouverture d'esprit, à la tolérance envers les autres et à la détermination à obtenir la paix pour la Côte d'Ivoire. Notre pays a été l'objet, depuis que dure cette crise, d'un grand nombre de réunions, sommets de Chefs d'Etat, communiqués, résolutions et accords. Tous ceux qui se sont ainsi penché sur le sort de la Côte d'Ivoire ont proposé des solutions et mis en place des organes pour appliquer ces solutions. Aujourd'hui, 4 ans et 3 mois après le début de la guerre, aucune des solutions adoptées n'a pu ramener la paix. Ceux qui ont conçu ces solutions ont sûrement voulu bien faire. Ni leur engagement, ni leur compétence ne sont en cause. Ce qui est en cause, à mon avis, c'est le diagnostic. Maintenant, il nous faut aller, nous-mêmes au cœur de nos problèmes, pour trouver les remèdes adéquats. Ivoiriennes, Ivoiriens, Tous ceux qui nous ont aidés : Puissances étrangères, Etats amis, Organisations internationales, Personnalités de tout rang, ont fait ce qu'ils pouvaient pour nous sortir de la crise. Nous ne devons pas leur en vouloir de ne pas avoir réussi. Mais, étant les principaux bénéficiaires de tous ces efforts de paix, nous, Ivoiriens, avons le devoir envers nous-mêmes de parvenir aux solutions définitives, en ayant posé le juste diagnostic de nos difficultés. Devant l'impasse des solutions extérieures, il est temps que les Ivoiriens s'approprient eux-mêmes complètement, le processus de paix. C'est une vérité simple que chacun a le droit de rechercher pour lui-même son bonheur. Personne, surtout s'il ne propose mieux que nous, ne peut nous contester le droit de rechercher pour nous-mêmes ce qui est bien, c'est-à-dire la paix et la réunification de notre pays. C'est pourquoi, au nom de l'Etat de Côte d'Ivoire, je propose aux Ivoiriens, mais aussi à la Communauté Internationale, une nouvelle approche. Ma première proposition est l'instauration d'un dialogue direct avec la rébellion en vue du désarmement et de la réunification du pays. Les rebelles ont déjà dit, à maintes reprises, pourquoi ils ont pris les armes. Après les différents accords, la Côte d'ivoire a satisfait à toutes leurs demandes. Mais ils n'ont toujours pas dit pourquoi ils n'ont pas encore déposé les armes. Pour nous, tous les accords et toutes les résolutions qui ont été adoptées ne visaient qu'une chose : le désarmement. Tout ce que ces accords et résolutions ont mis à la charge de l'Etat de Côte d'Ivoire pour obtenir le désarmement, nous l'avons fait. J'entends, au cours de ce dialogue, demander directement à ceux qui ont pris les armes contre leur propre pays de les déposer et de libérer le pays. La nation leur tend une fois encore la main. Je suis prêt, dès ce soir même, à discuter avec eux. Du reste, s'il ne tenait qu'à moi, ces discussions devraient avoir commencé depuis la semaine dernière. J'avais entamé les démarches en ce sens. Je souhaite que d'ici fin janvier 2007 au plus tard, les discussions soient achevées et qu'elles aboutissent au désarmement, pour que, enfin les élections prévues puissent se tenir. C'est en vue de cet objectif que je fais d'autres propositions pour avancer. Ma deuxième proposition c'est la suppression de la zone de confiance. Au début du conflit en Côte d'Ivoire, il a été instauré, par les forces internationales, une ligne dite de non franchissement allant d'Est en Ouest. Elle était censée, à l'époque, constituer une zone tampon, empêchant les affrontements militaires. Cette ligne de non franchissement, baptisée zone de confiance, est devenue, à la pratique, une frontière intérieure consacrant la partition du pays en deux. Aujourd'hui elle n'a plus sa raison d'être. Les affrontements militaires ont cessé. De part et d'autre, la volonté d'une reprise des hostilités n'existe plus. Les Ivoiriens sont fatigués de la guerre. Ils veulent reprendre une vie normale, circuler librement sur toute l'étendue du territoire. Il faut donc supprimer la zone de confiance parce qu'elle pose plus de problèmes qu'elle n'apporte de solutions. Elle constitue à l'évidence un obstacle physique à la réunification du pays, à la libre circulation des personnes et des biens et au retour des déplacés. Elle constitue également un obstacle à la reprise normale des activités économiques dans les zones actuellement sous contrôle de la rébellion, à la préparation des élections alors surtout que la possibilité de reprise des hostilités militaires est, je le répète, inexistante. Les craintes ne sont donc plus justifiées et il faut simplement instaurer la confiance dans tout le pays. Ma troisième proposition c'est la création d'un Service Civique National. Je reste convaincu que la crise que nous vivons est aussi, et en grande partie, une crise de l'emploi et de la formation. Elle est également une crise de conscience. La jeunesse ivoirienne a besoin de reconquérir le sens du civisme, du respect de la République et des institutions qui l'incarnent. L'idée d'un service civique national vient donc combler les attentes de ceux de nos jeunes qui, faute de formation et d'emploi, faute d'une haute idée de la République, sont exposés à toutes les tentations, même les plus suicidaires. Il s'agit de créer un organisme national pour recruter, former, employer ou faire employer toute cette jeunesse souvent désorientée et qui se croit, à tort, laissée pour compte. Personne ne sera exclue. L'opération prendra en compte tous les jeunes de Côte d'Ivoire. Elle concerne bien sûr ceux qui n'ont pas pris les armes mais aussi ceux qui sont actuellement dans la rébellion. Les jeunes filles comme les jeunes gens de toutes les régions sont concernés. Le Service civique national, dont la mise en œuvre dépend du seul Etat ivoirien peut démarrer immédiatement. Parce que cela dépend uniquement du Président de la République et du gouvernement, nous allons commencer dès à présent là où c'est possible et continuer partout où les conditions seront réunies jusqu'à couvrir tout le territoire national. J'entends installer un camp de service civique dans chaque région. Les moyens pour y parvenir sont déjà disponibles. Dès la fin du mois de février 2007, nous serons en mesure d'encadrer 40 000 jeunes. Chaque jeune engagé recevra une formation. Il percevra un pécule mensuel, en même temps que son séjour sera pris en charge par l'Etat. Au terme de son service civique, qui va durer 18 mois, il pourra trouver un emploi dans le public, dans le privé ou créer sa propre entreprise. C'est une voie d'insertion des jeunes dans le tissu social. C'est une voie de développement. C'est une voie de la paix. J'invite donc tous les jeunes ivoiriens qui se sentent concernés à s'inscrire dans les bureaux qui seront ouverts à cet effet. Ma quatrième proposition est une amnistie générale. L'amnistie c'est le pardon que, pour retrouver une société plus soudée et plus solidaire, nous sommes obligés de nous accorder. La loi d'amnistie votée en 2003 est aujourd'hui caduque. Il faut une nouvelle loi d'amnistie qui concernera toutes les personnes impliquées. Je vais donc soumettre à l'Assemblée Nationale dans les jours à venir, un projet de loi d'amnistie. Cette loi, comme la précédente, ne couvrira pas les crimes contre l'humanité et les crimes économiques. Nous voulons la paix mais nous ne voulons pas donner une prime à l'impunité. C'est à cette condition que nous pourrons demeurer une nation moderne. Ma cinquième proposition est la mise en place d'un programme d'aide au retour des déplacés de guerre. Durant la guerre, de nombreuses familles ont dû tout abandonner pour se retrouver, parfois dépourvues de tout, loin de chez elles. Depuis quatre ans, aucun plan de sortie de crise ne s'est attaqué véritablement à cette question qui ronge notre société. Je propose ce programme comme un préalable au pardon auquel j'invite chacun de nous. C'est un devoir de solidarité que nous avons vis-à-vis de nos compatriotes qui vivent une situation que nul n'a voulu. Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes, Telles sont mes propositions pour sortir notre pays de la crise. Il n'y a pas un ordre dans leur mise en œuvre. Pour chaque point, nous agirons dès que les conditions seront réunies. L'objectif de l'ensemble de ces propositions, c'est la sortie de la crise par les élections. Je souhaite vivement que les élections aient lieu le plus rapidement possible. Et ce n'est pas un vœu purement personnel : D'abord c'est une nécessité pour la modernisation de la vie politique de notre pays. La Côte d'Ivoire ambitionne d'être un Etat moderne .Et dans les Etat modernes, les élections constituent le moyen de régulation des pouvoirs publics. Il n'y a que les élections pour décider de la conquête et de l'exercice du pouvoir d'Etat. Tous autres moyens non démocratiques, comme le recours à la violence sont proscrits. La paix est à notre portée. Saisissons-là. Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire |
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| Kofi Annan à Gbagbo et Banny : “Evitez un affrontement ” |
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lundi 11 décembre 2006 par Charles TRA BI |
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| La ‘'crise des décrets'' en Côte d'Ivoire, qui a porté un coup dur au tandem Gbagbo-Banny, a interpellé le secrétaire général de l'Onu. Dans un point de presse quotidien du bureau du porte-parole de M. Kofi Annan, en date du 8 décembre 2006, il est clairement indiqué que le patron des Nations unies reste plutôt favorable à la reconduction d'un duo au sommet de l'exécutif ivoirien. “ M. Annan exhorte, en outre, le président Gbagbo et le Premier ministre Banny à éviter l'affrontement et à entretenir des liens de coopération constructifs. Etant donné que l'actuelle prorogation de la transition pour une nouvelle période de 12 mois est la dernière, il ne faut plus accuser de retard, prévient le rapport ”, lit-on dans le document rendu public par M. Stéphane Dujarric, porte-parole de M. Annan. Dans son premier rapport sur la situation en Côte d'Ivoire depuis l'adoption de la résolution 1721, relève M. Dujarric, le secrétaire général de l'Onu fait état ‘'d'une situation sécuritaire relativement calme, au lendemain de l'adoption de la résolution 1721 (2006) du Conseil de sécurité. Il indique que cette résolution, qui proroge d'un an le gouvernement de transition ivoirien, offre un cadre judicieux pour relancer le processus de paix, qui se trouve dans l'impasse depuis août dernier.'' Le document onusien note ‘'toutefois que la Côte d'Ivoire a connu des affrontements violents'', référence faite aux dernières manifestations de l'opposition contre les décrets pris par le chef de l'Etat dans l'affaire des déchets toxiques. Ces manifestations, de l'avis de Kofi Annan, sont ‘'sans rapport avec les réactions à la résolution'', indiquant que ‘'la situation humanitaire reste une source de préoccupation'' en Côte d'Ivoire. Du reste, “ le secrétaire général en appelle par conséquent au président Gbagbo et aux autres parties, pour qu'ils coopèrent avec le Premier ministre Banny, en tirant parti des mesures positives initiales qu'ils ont prises en ce qui concerne le désarmement, l'identification, l'identification et le rétablissement de l'autorité de l'Etat ”, souligne le document de l'Onu en date du 8 décembre 2006. Rappelons qu'en octobre dernier, dans un autre rapport très dur à l'égard des dirigeants politiques ivoiriens, le secrétaire général de l'Onu avait recommandé de leur donner une dernière chance de préparer des élections pour sortir leur pays de la crise, avant leur mise à l'écart par la communauté internationale. Dans ce rapport publié mercredi 18 octobre denier et adressé au Conseil de sécurité de l'Onu, qui devait examiner la crise en Côte d'Ivoire et décider des modalités de la nouvelle transition, M. Annan avait jugé la classe politique ivoirienne responsable du report, pour la seconde fois en un an, des élections, qui étaient l'étape-clé d'un processus de sortie de crise. “ A chaque étape critique du processus de paix, certains des principaux dirigeants politiques ivoiriens ont eu recours à l'obstruction calculée, exploitant les failles dans les accords de paix, usant d'arguties juridiques et incitant souvent leurs partisans à la violence ”, avait déploré le patron des Nations unies. M. Annan avait affirmé que ‘'la durée de la future période de transition devrait être déterminée uniquement sur la base du temps nécessaire pour achever le processus de désarmement, démobilisation et réintégration, dresser les listes électorales, démanteler les milices, rétablir l'autorité de l'Etat et terminer les préparatifs techniques pour les élections''. Il avait souligné que ‘'le manque de volonté politique des dirigeants ivoiriens ne doit pas être une nouvelle cause de blocage''. Le secrétaire général de l'Onu avait averti que si les leaders ivoiriens échouent encore à aller aux élections, la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest), l'Union africaine (UA) et le Conseil de sécurité devraient envisager la mise en place d'arrangements transitoires faisant appel à d'éminentes personnalités de la société civile, non partisanes. C'est pour certainement éviter d'en arriver à cette situation, pour le moins difficile, que M. Annan appelle le président Gbagbo et le Premier ministre Banny à coopérer. Reste que pour l'un il faut appliquer de façon pleine en entière la résolution 1721, et pour l'autre, seule l'application de la Constitution ivoirienne est gage de la vraie paix en Côte d'Ivoire. |
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| Paris accuse Gbagbo de nuire "gravement" au processus électoral |
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| PARIS (AFP) - jeudi 30 novembre 2006 - 15h46 - La France a accusé jeudi le président ivoirien Laurent Gbagbo de nuire "gravement à la crédibilité du processus électoral" pour avoir limogé les directeurs généraux des deux principaux organes de presse de Côte d'Ivoire. "Pour la France, ces actes, qui touchent à la liberté de la presse, nuisent gravement à la crédibilité du processus électoral que doit mener à bien le gouvernement ivoirien dans le respect de la transparence et de la liberté d'expression", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi lors d'un point de presse. Le Groupe de Travail international (GTI) sur la Côte d'Ivoire qui doit se réunir vendredi sera "amené à se prononcer sur les limogeages successifs par le président Gbagbo des directeurs généraux des deux principaux organes de presse de Côte d'Ivoire (Fraternité Matin et la Radio Télévision Ivoirienne), sur la dissolution de leurs conseils d'administration et sur l'occupation des locaux de la RTI par un peloton de gendarmerie afin d'empêcher la rediffusion du communiqué du Premier ministre", Charles Konan Banny, a souligné M. Mattéi. La France, qui maintient 3.500 soldats en Côte d'Ivoire, avait pesé de tout son poids lors de l'adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui a donné des pouvoirs élargis au Premier ministre pour amener le pays à des élections d'ici à un an. M. Gbagbo juge ces pouvoirs en partie contraires à la constitution ivoirienne. |
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Le budget de souveraineté passe de 38 milliards à 60 milliards de Fcfa |
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lundi 27 novembre 2006 par Maxwell A. MEDAH |
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| ainsi que de la dette extérieure (408 milliards de Fcfa) repose principalement sur les recettes intérieures estimées à 1535,9 milliards de Fcfa, soit 78,2 % des ressources du budget. La part des recettes fiscales se chiffre à 1348,4 milliards dont 83,9 milliards de Fcfa de revenus du pétrole et du gaz. A ces recettes s'ajoutent les appuis extérieurs, de la communauté internationale qui s'est engagée à apporter une contribution financière pour la mise en œuvre des actions de sortie de crise à hauteur de 429,4 milliards de Fcfa en 2006. Au niveau des dépenses du budget, 576,4 milliards de Fcfa sont dégagés pour l'apurement de la dette publique, soit 29,3 % du budget tandis que 1091,5 milliards de Fcfa seront consacrés aux dépenses ordinaires, soit 55,5 % du budget 2006. S'agissant des dépenses d'investissement, l'Etat de Côte d'Ivoire a prévu 297,4 milliards de Fcfa, soit 15,1 % du budget. Quant aux dépenses de personnel, elles se chiffrent à 586,3 milliards de Fcfa et prennent en compte les recrutements, les sorties de carrière, les glissements catégoriels et surtout l'impact financier du programme spécial de recrutement additionnel d'enseignants. Si le gouvernement de Charles Konan Banny a, dans un souci de transparence affiché ces données statistiques dans la loi des Finances de l'année 2006, il a toutefois fait totalement l'impasse sur certains aspects de ce budget, notamment le budget de souveraineté de la présidence de la République. Le numéro 1 ivoirien, Laurent Gbagbo, qui touche mensuellement un peu plus de 9 millions de Fcfa (et cela est notoirement connu de tous les Ivoiriens) s'est-il opposé à la publication de ce budget de souveraineté ? Nous n'en savons rien. Selon nos investigations, le budget de souveraineté de la présidence de la République de Côte d'Ivoire est aujourd'hui passé de 38 milliards à 60 milliards de Fcfa. Dans les cercles proches du pouvoir, on lie cette hausse substantielle au contexte politico-militaire que traverse la Côte d'Ivoire : l'institution devant faire face à des dépenses multiformes (cas sociaux, prises en charge des transferts médicaux, en Europe, opérations de lobbying, frais de mission etc...). Les frais d'entretien de personnalités extérieures, sont également tirés de ce budget de souveraineté et Gbagbo, selon nos sources, fait régulièrement de petits cadeaux à certains de ses pairs, de passage à Abidjan. Comme Houphouët Boigny, Laurent Gbagbo affectionne aussi la diplomatie des “enveloppes kaki ”. A l'instar du budget de la Côte d'Ivoire, marqué par le processus de paix et de normalisation du pays, le budget de souveraineté de la présidence l'est également. Il aurait fallu simplement le communiquer aux Ivoiriens, surtout que le gouvernement ivoirien a affiché sa volonté de gérer désormais efficacement et de manière transparente les dépenses de l'Etat. |
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| La Présidence décide : GOSSIO, GNAMIEN, AMONDJI REPRENNENT FONCTION LE 16 DÉCEMBRE | ||||||||||||||
M. Désiré Tragro, porte-parole, a fait au nom de la Présidence de la République, une déclaration sur la Première Chaîne de la RTI, lors du journal de 20 heures. Il en ressort ce qui suit : Fait à Abidjan, le 26 novembre 2006 |
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| Banny demande à Gbagbo de revenir sur ses décisions | ||||||||||||||
| ABIDJAN (AFP) - lundi 27 novembre 2006 - 22h40 - Le Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny a demandé lundi soir au président Laurent Gbagbo de "surseoir aux décisions" qu'il a prises dimanche, notamment la réintégration des responsables administratifs suspendus après l'affaire des déchets toxiques. "Pour prévenir des troubles graves à l'ordre public et préserver la paix, il est impérieux de surseoir à l'exécution de ces décisions", a déclaré M. Banny à propos des nouveaux décrets présidentiels, dans un message lu à la télévision nationale par le secrétaire général de ses services, François Komoin. "Le Premier ministre tient à marquer son désaccord (avec) la prise de telles décisions", a-t-il indiqué, en soulignant que "ces décrets ont été pris sans consultation du Premier ministre et du gouvernement". "De telles décisions, si elles devaient être appliquées, constitueraient sans doute un obstacle majeur dans la lutte contre l'impunité, volet essentiel de la politique du gouvernement", a-t-il ajouté. Lundi après-midi, M. Banny avait déjà estimé qu'"une chape de plomb a recouvert le pays" après l'annonce de la signature des décrets par M. Gbagbo. Le président Laurent Gbagbo a signé dimanche plusieurs décrets prévoyant le retour à leur poste le 16 décembre prochain du directeur du Port autonome d'Abidjan (PAA), Marcel Gossio, le directeur général des Douanes, Gnamien Konan, et le gouverneur du district d'Abidjan, Pierre Amondji, suspendus en septembre par M. Banny après l'affaire des déchets toxiques. Un autre décret a démis de ses fonctions Francis Léon Lébry, directeur général du quotidien public Fraternité Matin, récemment nommé par M. Banny. Le Premier ministre a rappelé que le déversement des déchets toxiques fin août à Abidjan avait provoqué la mort de dix personnes et l'intoxications de dizaines de milliers d'autres, "sans compter les importants préjudices économiques, sociaux et environnementaux". Quant au décret mettant fin aux fonctions du directeur général de Fraternité Matin, il "porte gravement atteinte à la liberté de la presse", selon lui. M. Banny a jugé "surprenant" que ces décrets aient été publiés avant même que le gouvernement ait décidé des suites à donner sur le rapport de la commission nationale d'enquête sur les déchets toxiques publié mercredi. Ce rapport commandé par M. Banny épingle les "négligences" de MM. Konan et Amondji, et accable M. Gossio, un proche du président Gbagbo, en dénonçant la "complicité notoire" des dirigeants du PAA avec les pollueurs. M. Banny s'était félicité de la publication de ce rapport, qualifié de "rupture avec l'impunité", et avait annoncé que les "conséquences" des dysfonctionnements qu'il dénonce allaient "être tirées". Plusieurs journaux ivoiriens estimaient lundi que les décisions de M. Gbagbo marquaient la rupture de la trêve observée avec M. Banny depuis le vote de la résolution 1721 de l'Onu, ouvrant la voie à de nouvelles tensions à Abidjan. La résolution 1721 a donné des pouvoirs élargis au Premier ministre de transition pour débloquer le processus de paix, face à un président et une rébellion (au pouvoir au nord), accusés de le freiner pour se maintenir au pouvoir. Affirmant sa "détermination à conduire la mission" qui lui a été confiée pour "ramener la paix", M. Banny a indiqué lundi soir faire "confiance au peuple de Côte d'Ivoire pour l'accompagner" dans sa réalisation. Par ailleurs, dans l'ouest du pays où les milices règnent en maîtres et où les violences se sont multipliées ces derniers mois, trois nouveaux corps ont été découverts près de Duékoué, portant à huit le nombre de morts dues à des affrontements locaux ces derniers jours, selon des sources concordantes. |
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| Banny réagit aux décrets présidentiels : “IL EST IMPÉRIEUX DE SURSEOIR À LEUR EXÉCUTION” | ||||||||||||||
Le dimanche 26 novembre 2006, le porte-parole du Chef de l'Etat, M. Tagro Désiré, a lu à la télévision un communiqué de la Présidence de la République annonçant la signature de plusieurs décrets relatifs au groupe Fraternité Matin (SNPECI) et à certaines structures incriminées dans le scandale des déchets toxiques, à savoir : le Port autonome d'Abidjan, la Direction générale des Douanes et le District d'Abidjan. |
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| Discours à la nation de S.E.M. Laurent Gbagbo, Président de la république de Côte d`Ivoire | ||||||||||||||
| Ivoiriennes Ivoiriens, Chers amis de la Côte d`Ivoire, Le Conseil de Sécurité des Nations Unies vient de prendre la Résolution 1721 (2006) sur la Côte d`Ivoire. Cette résolution constitue la 19ème du genre par laquelle notre organisation universelle se penche sur la crise qui secoue la Côte d`Ivoire depuis le 19 septembre 2002. Je me suis imposé le devoir de vous rendre compte des circonstances de l`adoption de cette résolution, des enjeux contenus dans son adoption et surtout de la belle victoire remportée par la Côte d`Ivoire et avec elle tous les Etats africains. Vous savez que, comme l`année dernière à la même époque, la CEDEAO a fait des recommandations de règlement de la crise ivoirienne à l`Union Africaine. Celle-ci, à l`issue d`une réunion de son Conseil de Paix et de Sécurité a rendu une décision sur laquelle je me suis gardé de faire des commentaires. A la suite du Conseil de Paix et de Sécurité de l`Union Africaine, l`ONU a été saisie pour clôturer la procédure. Comme moi, vous avez eu connaissance du projet de résolution qui a constitué la base de travail du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce projet contenait la grave affirmation selon laquelle: « les décisions du Conseil de Sécurité prévalent sur la constitution ivoirienne et la législation du pays». Cette proposition posait pour la première fois la double question de la souveraineté des Etats africains indépendants et de l`égalité de ces Etats avec les autres Etats du monde. Sur cette question fondamentale, la réponse de l`ONU est tombée: elle est claire et sans ambages. Les pays membres du Conseil de sécurité ont rejeté toute possibilité de subordination de la Constitution d`un Etat, quel qu`il soit, à une décision d`une organisation internationale, fut-elle l`ONU. Ils l`ont fait en ne retenant pas dans la présente résolution la proposition visant à soumettre la constitution d`un Etat souverain à la décision d`une organisation internationale. Notre pays se réjouit d`avoir donné l`occasion au Conseil de Sécurité de l`ONU de trancher cette question. Nous nous réjouissons pour nous-mêmes mais aussi pour tous les pays du monde épris de liberté. Je saisis cette occasion pour saluer les grandes puissances membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui partagent avec nous la même conception de la Constitution et de la souveraineté. Je salue également leur attachement à la charte des Nations Unies et à l`espoir qu`ils viennent de donner aux peuples du monde. La position du Conseil de Sécurité met ainsi fin au débat sur la possibilité de remettre en cause la souveraineté d`un Etat par la suspension ou la modification de sa constitution par l`ONU. Notre constitution sera donc appliquée. Ivoiriennes, Ivoiriens, Un autre débat était celui de la possibilité pour le Premier ministre de nommer aux emplois supérieurs civils et militaires de l`Etat. Ce même projet contenait en effet la phrase selon laquelle le Premier Ministre pouvait « nommer aux emplois civils et militaires». Ce débat a été également tranché par la présente résolution. Au regard de notre constitution, le Premier ministre de Côte d`Ivoire, nommé par le Président de la République, par décret, ne peut lui-même nommer par décret. Le premier ministre ne nommera donc pas aux emplois civils et militaires de l'Etat. Bien sûr, ce texte étant le fruit d`une véritable bataille diplomatique, c`est à nous Ivoiriens, bénéficiaires de la paix dans notre pays, qu`il appartient de poursuivre et d`achever le combat mené pour nous au Conseil de Sécurité. C`est pourquoi, toutes les atteintes contenues ça et là encore dans le texte de la résolution et qui constituent des violations de la constitution de la République de Côte d`Ivoire ne seront pas appliquées. Cette position, nous la défendons parce qu`elle est dans la droite ligne de celle adoptée par le Conseil de sécurité sur la question de la souveraineté nationale de la Côte d`Ivoire. Nous la défendons également parce que nous n`en sommes pas les seuls bénéficiaires. C`est une position qui profite à tous les Etats indépendants d`Afrique et du monde. Ivoiriennes, Ivoiriens, Je vous invite à aller plus loin. Nous devons en effet, nous rassembler et faire preuve d`imagination pour rechercher et retrouver la paix par nous-mêmes et pour notre pays. Je l`ai déjà dit et je le répète; les autres, quelle que soit la bonne volonté qui les anime, ne pourront que nous apporter leur aide. Mille résolutions pourront être prises, elles ne seront pas couronnées de succès si nous refusons la paix. Je vous invite donc au rassemblement autour de notre constitution et des institutions de notre pays. Depuis quatre ans vous vous battez pour que la Côte d`Ivoire reste debout. Je vous demande de rester sereins. Le moment est venu pour le Président de la République de monter en première ligne. Je suis à la barre. J`invite particulièrement notre armée, dans toutes ses composantes à protéger les populations, à défendre la Constitution et la République. Je demande à chacune et à chacun de rester calme, de vous abstenir de toute manifestation de nature à donner le prétexte à ceux qui veulent prolonger les souffrances de notre peuple et plonger la Côte d`Ivoire dans le chaos. Je vous demande à vous tous de vaquer à vos occupations. Allez au travail, allez au champ, allez à l`école! Gardez vous de toute manifestation qui servirait de prétexte à ceux qui, en restant dans leurs salons, donnent des mots d`ordre, incitent à des manifestations de rue et organisent des massacres de personnes en vue d`en faire la comptabilité en escomptant des dividendes politiques. Demeurez vigilants! J`ai donné des instructions fermes à la police, parce que c`est sa vocation, de veiller à l`ordre public dans le district d`Abidjan, et sur l`ensemble du territoire national, avec l`appui de la gendarmerie. Leur mission est d`assurer la libre circulation des biens et des personnes, avec les moyens conventionnels, dans le respect de l`intégrité et de la vie des citoyens. J`ai également pris un décret permettant à l`armée de leur venir en appui, s`il y a lieu, afin que durant cette période, rien ne vienne perturber la mise en œuvre des mesures nécessaires au retour de la paix en Côte d`Ivoire. J`appelle au rassemblement de tous les Ivoiriens autour de notre constitution et de nos institutions. Notre force, dans cette bataille, c`est la solidité du lien sacré entre le Chef de l`Etat, le peuple et l`armée. Restons soudés. Dans quelques jours, je m`adresserai de nouveau à vous pour tracer avec vous le nouveau cadre de règlement de la crise ivoirienne. Que Dieu bénisse la Côte d`Ivoire |
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| Le RDR exprime son désaccord quant au maintien de Laurent Gbagbo | ||||||||||||||
| Communiqué du Secrétariat Général Le Secrétariat Général du RDR s'est réuni ce jeudi 2 Novembre 2006 au siège du Parti à la rue Lepic de 16 heures à 17 heures 30, sous la présidence du Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara, Président du Parti. L'ordre du jour a porté essentiellement sur l'analyse de la Résolution 1721 devant régir la nouvelle transition qui s'ouvre dans notre pays, à la suite du report des élections générales pour la deuxième année consécutive. Se prononçant sur la Résolution 1721, le Secrétariat Général du RDR s'est félicité de ce que le Conseil de sécurité ait voté à l'unanimité le texte qui lui a été soumis, marquant ainsi sa volonté commune de relancer le processus de paix dans notre pays. Il salue les efforts inlassables que déploie l'Organisation des Nations Unies pour la restauration de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Côte d'Ivoire. Il rend un hommage appuyé à Son Excellence Kofi ANNAN pour son implication continue dans la recherche d'une paix durable dans notre pays. Il exprime toute sa reconnaissance à la France pour son soutien constant au processus de paix et au Président Jacques CHIRAC pour son engagement sans faille en faveur de la paix en Côte d'Ivoire, pays ami de la France. Il exprime également ses remerciements à la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), et à l'Union Africaine. Après examen de ladite Résolution, le Secrétariat Général s'est félicité de l'adoption des points suivants: - la constatation formelle de la fin du mandat constitutionnel de Monsieur Laurent Gbagbo le 30 Octobre 2005 ; - la constatation formelle de la fin du mandat de l'ancienne Assemblée Nationale le 16 décembre 2005 ; - l'élargissement des pouvoirs du Premier Ministre Charles Konan Banny qui peut gouverner par décret-loi ou ordonnance pris en Conseil de Gouvernement ou en Conseil des Ministres ; - la possibilité offerte au Premier Ministre Charles Konan Banny, de relancer immédiatement par ordonnance, les audiences foraines avec délivrance des Certificats de Nationalité in situ ; - le renforcement du rôle de Monsieur Gérard Stoudman, Haut Représentant des Nations Unies chargé des Elections, reconnu comme seule autorité pouvant certifier toutes les étapes du processus électoral et arbitrer le contentieux électoral qui ne relèvera plus du Conseil Constitutionnel et de la Cour Suprême. En dépit de ces avancées, le Secrétariat Général a exprimé son désaccord quant au maintien de Monsieur Laurent Gbagbo comme Chef de l'Etat, alors qu'il n'a respecté aucun des engagements auxquels il a souscrit et qu'il est le responsable des blocages qui ont conduit à l'échec de la précédente transition. Pour le Secrétariat Général du RDR, il aurait fallu mettre à l'écart le Chef de l'Etat et mettre en place un Haut Conseil de la République pour contrôler la mise en œuvre du processus de paix et appuyer le Premier Ministre dans l'exercice de ses fonctions. Même si la Résolution prévoit en son point 4 qu'aucune des Parties ivoiriennes ne peut invoquer « aucune disposition légale pour faire obstacle à ce processus », le Secrétariat Général du RDR, fort des expériences passées, exprime son scepticisme quant à l'efficacité d'une telle disposition en lieu et place de la suspension explicite de la Constitution. S'agissant de la pleine autorité du Premier Ministre sur les Forces de défense et de sécurité, moyen indispensable pour l'exercice de son pouvoir, le Secrétariat Général du RDR a exprimé ses préoccupations quant à l'absence de mécanisme d'exercice de cette autorité, notamment la possibilité de nommer aux hauts emplois militaires. Le Secrétariat Général du RDR encourage cependant, le Premier Ministre à exercer la plénitude des pouvoirs qui lui sont dévolus dans le Résolution 1721, et l'assure de son soutien total. Le Secrétariat Général du RDR se réjouit de ce que la Résolution 1721 prévoit l'évaluation de la mise en œuvre du processus de paix au plus tard le 1ier Février 2007, sur la base d'un chronogramme précis préalablement établi avec le GTI. S'il s'avérait, à l'issue de cette évaluation, que des blocages ou retards pourraient compromettre la tenue d'élections aux échéances prévues, le Secrétariat Général du RDR recommanderait la mise à l'écart de tous les responsables desdits blocages ou retards. Le Secrétariat Général du RDR exhorte en conséquence le Conseil de Sécurité à faire preuve de fermeté à l'issue de cette évaluation, qui sera la dernière opportunité pour prendre des dispositions afin que les élections se tiennent au plus tard le 31 Octobre 2007. Enfin, le Secrétariat Général du RDR a rendu un hommage appuyé au Président du parti, le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara pour toutes les actions qu'il mène afin de trouver des solutions de sortie de crise rapide et l'a encouragé à persévérer dans ce sens afin de mettre un terme à la souffrance des ivoiriens. Fait à Abidjan le 02 Novembre 2006 |
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Le PDCI interpelle Banny : "Prenez vos responsabilités" |
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| Le satisfecit des Forces nouvelles : "Les questions essentielles ont été traitées" | ||||||||||||||
Les Forces nouvelles prennent acte de l'adoption par le Conseil de sécurité de l'Onu de la Résolution 1721 devant conduire le nouveau processus de transition. Les Forces nouvelles estiment que les questions essentielles liées à la sortie de crise ont été évoquées et traitées.Les Forces nouvelles prennent acte de l'adoption par le Conseil de sécurité de l'Onu de la Résolution 1721 devant conduire le nouveau processus de transition. Fait à Bouaké, le 02 novembre 2006 |
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| Gbagbo appelle au rassemblement pour défendre la Constitution | ||||||||||||||
APA Abidjan (Côte d'Ivoire) Le président Laurent Gbagbo a appelé jeudi, dans une allocution radio-télévisée, les Ivoiriens à se mobiliser pour défendre la Constitution et les institutions du pays, en dépit de la Résolution 1721 du Conseil de Sécurité des Nations unies adoptée mercredi et traçant le nouveau cadre de la transition en Côte d'Ivoire. |
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